Il y a 20 ans, alors que le grand public ne connaissait pour ainsi dire pas le rôle des nanotechnologies, elles représentaient dans les milieux scientifiques LA solution aux problèmes environnementaux.

Cependant, de nombreuses associations pour la protection de l’environnement et pour la non pollution montent au créneau contre ces nanotechnologies vertes qu’elles qualifient de nocives pour la planète …
Trois arguments sont régulièrement abordés :
- le faux effet des nanotechnologies sur la réduction de la consommation des ressources naturelles,
- l’effet désastreux sur la couche d’ozone des produits chimiques utilisés,
- notre capacité à recycler les nanomatériaux.
D’après certains experts, la fabrication des nanomatériaux nécessaires pour « protéger l’environnement » est en fait polluante car elle nécessite beaucoup d’eau et d’énergie. De plus, impossible de quantifier aujourd’hui comment nous pourrons traiter les déchets liés aux nanomatériaux et quel sera l’impact des produits chimiques utilisés dans les nanomatériaux sur la couche d’ozone.
LE CHIFFRE QUI INQUIÈTE : En 2006, le Project on Emerging Nanotechnologies (PEN), avait estimé que plus de 58 000 tonnes de nanomatériaux seraient produites entre 2011 et 2020, et que leur impact écologique pourrait être équivalent à celui généré par entre 5 millions et 50 milliards de tonnes de matériaux conventionnels…
Le débat est ouvert.
Pour les anglophones, le rapport des 2 ONG : le EEB (Bureau Européen de l’Environnement) et l’IPEN (Réseau International pour l’élimination des polluants) intitulé "Nanotechnologie et environnement – un décalage entre les discours et la réalité "… c’est par ici : http://www.eeb.org/documents/090713-OECD-environmental-Brief.pdf
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