jeudi 15 décembre 2011

Risques et limites des objets intelligents

Il y a tout d'abord une grosse responsabilité du point de vue des concepteurs : ils conçoivent un objet qui va prendre des initiatives, (puisque par définition « intelligent»), qui va apprendre et qui sera donc susceptible de se tromper.
Et il ne s'agit pas d'un seul objet mais d'un objet interconnecté à d'autres : ce n'est pas juste un robot mais un élément d'un réseau. Les robots auront des comportements unitaires mais également combinatoires et systémiques, qui s’enchaineront très rapidement, avec peu de moyens de contrôle pour l’humain une fois lancés. Le concepteur sera donc incapable de tout envisager et de tout maîtriser.





Attention à la prolifération !

Il y a aussi une responsabilité de chacun face à une éventuelle prolifération des robots dans notre société du gaspillage et du futile. Trop d'objets est un problème mais si nous créons beaucoup d’objets intelligents, qui prennent leurs propres initiatives, ils constitueront un réseau d'objets complexes (aussi nombreux que nous) et donc peu maîtrisable.

Un risque pour la vie privée

Ces objets perçoivent leur environnement : ils sont donc potentiellement les témoins permanents de nos vies ! Tout ce que nous faisons pourra donc être connu d'un réseau intelligent... Cela renvoie aux débats sur la vidéo surveillance, les traces laissées sur internet... Créer des robots pour améliorer notre quotidien serait une bonne chose, mais créer des robots espions qui serviraient un intérêt commercial serait désastreux. Il va donc falloir réguler et anticiper les risques à venir, pour faire en sorte de pouvoir vivre ensemble avec les objets intelligents, et ne pas transformer notre société en un gigantesque « Big Brother »...

Nao, le petit robot!

Nous vous parlions de l’arrivée imminente des robots dans notre quotidien, tempérée par les intervenants du monde de l’informatique et des nouvelles technologies: les robots tels que nous nous les représentons à travers les films de science-fiction. Non, la grande majorité des robots du futur de sera pas issue de films tels I-robot, ou encore Terminator! Cependant, pour certains cas, comme l’assistance de personnes dépendantes, des développeurs français ont inventé un petit robot bien sympathique, aux fonctions extrêmement développées; il s’agit de Nao, le petit robot!



Nous voyons ici que Nao possède déjà des capacités d’interactions poussées avec son environnement : reconnaissance de voix, visioconférence, lecture interactive de livres, etc.
Sa prochaine version vise à développer de nouvelles capacités, comme l’assistance à des personnes dépendantes physiquement : porter des objets lourds, donner l’alerte en cas de non-réponse (un corps inerte) et appeler automatiquement les secours, visioconférence avec le médecin pour les personnes âgées, entre autres, etc...
Ce petit robot est encore insuffisamment développé pour être commercialisé, mais il y a fort à parier qu’il le sera d’ici trois à cinq années...

Alors les robots “humains” dans le futur, un fantasme devenu réalité?

Les "nanos" et l'éthique



 
L’essor des nanotechnologies et des nanosciences posent clairement la question du respect de l’éthique chez les êtres humains. Particulièrement dans le domaine de la nanomédecine, cette technique pourrait-être utilisé à des fins thérapeutiques afin d’améliorer par exemple la longévité des individus. Si cet exemple se produisait, que deviendrait la notion d’éthique et la dignité de l’homme. Eléments de réponse.

·         Le transhumanisme au cœur des préoccupations
Les nanotechnologies ont soulevé le problème lié au remplacement de l’homme par des robots, au dépassement de l’homme par une sorte d’intelligence technologique supérieure. Ces technologies posent d’une part l’impératif du respect de la dignité humaine qui caractérise la base de l’éthique et du transhumanisme. D’autre part, on retrouve l’impératif moral du respect de la dignité humaine.

·         Entre précaution et éthique du risque nécessaire
Le monde « nano » comporte de nombreuses inconnues pour les différents acteurs de  la vie quotidienne, que cela soit chercheurs, politiques ou citoyens. De part l’activité humaine dans ces technologies, le principe de précaution devrait s’appliquer afin de ne pas aboutir à un danger moralement inacceptable. Seulement, que faire vis-à-vis de l’éthique du risque pour développer les « nano ».


Au final, est-il possible de concilier éthique, bonheur et nanotechnologie ? La question est vaste et complexe. Il est certain que dans le domaine du vivant, l’évolution des nanotechnologies est source de nombreuses interrogations et de nombreuses peurs. Dans une certaine mesure, les « nanos » peuvent contribuer au bonheur mais il y a des limites à ne pas dépasser. Il faudrait que ces technologies soient encadrées par un organisme spécifique avec une législation précise qui permettrait de ne pas dépasser la limite éthique de l’être humain.

Nanoparticules : le danger du futur




Aujourd’hui, l’évolution et l’ampleur des nanotechnologies  amènent à se poser des questions sur les effets des nanoparticules dans le corps humain. Seulement, il est extrêmement difficile de mesurer les effets, analyse.

·         Des inquiétudes naissantes
Les nanoparticules inhalées peuvent se déposer à l’intérieur de l’être humain que cela soit dans les poumons pour ensuite migrer vers le cerveau, le foie ou la rate. Une étude menée par l’AFSET en 2006 a mis en lumière le fait que certaines nanoparticules pouvaient se distribuer dans le corps et s’accumuler dans l’organisme. De son côté, l’AFSSA indique « l’impossibilité d’évaluer l’exposition du consommateur et les risques sanitaires liés à l’ingestion de nanoparticules ».
Une étude britannique a permis de mettre en avant le fait que ces nanoparticules pouvaient avoir des effets indirects sur l’ADN. Tout ceci n’est pas très rassurant et laisse présager le pire pour l’homme.

·         L’absence de contrôle
L’évolution des risques sur les nanotechnologies est à revoir car il y a une absence de contrôle sur ces technologies. Il n’y a pas d’harmonisation au niveau mondial et très souvent les Ministères et les agences de santé paraissent pris de vitesse. En parallèle, pour étudier les risques, il faut des budgets importants dans la recherche et aujourd’hui la tendance est aux coupes budgétaires.
De plus, à chaque nouvel élément introduit sur le marché il manque un contrôle strict au préalable mais actuellement il y a très peu de contrôle et généralement cela demande du temps. Autre problème, pour le moment aucun étiquetage n’est obligatoire même si le Parlement européen commence à s’intéresser à la question.


Au final, une chose est certaine les nanoparticules circulent et devraient circuler encore plus au sein de l’être humain avec l’essor des nanotechnologies. La science manque cruellement de recul et tout laisse à penser que l’essor des nanoparticules pourrait à termes avoir des conséquences sur l’homme mais pour le moment cela reste encore à prouver.


Nanosciences : peur ou pas peur ?



Depuis quelques années, les peurs autour du développement de la science et des technologies se sont multipliées à travers notamment le clonage, les OGM, l’informatique ou le nucléaire. Le marché des nanotechnologies avec le développement des nanosciences n’échappe pas aux questionnements.
Les nanosciences représentent-elles un danger pour l’homme et de façon plus globale un danger pour l’humanité, le débat est posé.

L’univers des nanosciences est un univers complexe dans lequel est regroupé l’ensemble des sciences (chimie, physique, micro-électronique, informatique, robotique, biologie…) qui ont pour objectif d’étudier et de comprendre les objets à l’échelle nano. Autour de ce vaste univers, vient se greffer différentes peurs sociétales qui posent la question de l’utilité des biotechnologies au sein de notre société. On peut organiser ces peurs en trois représentations :

·         La perte de contrôle
Il pourrait s’agir d’un élément ou d’une expérience qui tourne mal,  ou la mise en place sur le marché d’un produit « nano » qui entrainerait des effets irréversibles sur l’espèce humaine ayant pour conséquence sa disparition. En termes de peurs, on se retrouve dans l’imaginaire associé à la fin du monde, à la fin de l’espèce humaine sur terre, ce serait alors l’apocalypse. Ce phénomène catastrophe couramment appelé « gelée grise » a été mis en lumière par Eric Drexler.

·         Le « mauvais usage »
Chaque innovation dans l’espace des nanosciences est un saut vers l’inconnu. Chaque innovation peut-être réinterprétée et détournée de son usage premier par un utilisateur malveillant. C’est ainsi qu’un acteur pourra disposer d’un pouvoir de nuisance qui pourra affecter la vie de chacun d’entre nous. Ce « mauvais usage » est à rapproché du mythe de l’apprenti sorcier qui pourrait-être amené à faire le bien et le mal.

·         La transgression
L’univers de l’évolution des nanosciences est une source d’angoisse et de peur à travers la notion de quelle est la limite de l’homme, suis-je aller trop loin ?
Même si aujourd’hui le danger et les conséquences de cette science « nano » ne sont pas identifiés, l’idée de transgresser l’interdit peut surgir à n’importe quel moment et peut entrainer la peur.


Toujours est-il que les nanotechnologies, plus précisément les nanosciences, posent de nombreuses questions pour leurs effets encore inconnu sur l’homme et sur notre planète. Le monde « nano » peut-être source de progrès dans de nombreux domaines mais il essentiel que chaque acteur prenne du recul face à ce phénomène en gardant à l’esprit l’aspect éthique de l’être humain. Au final il n’est pas certain que le développement des nanotechnologies nous rende plus heureux, la quête du bonheur suprême ne passera pas par leur essor même si certains experts pensent qu’à termes les « nanos » contribueront au bien être de l’espèce humaine et par conséquent contribueront au développement de son bonheur.

Second Life, cause ou effet d'un mal-être ?

"Ma mère s'inquiète plus de payer sa maison sur Second Life que dans la Real Life"
"Mon mari passe 15h par jour a chercher du "Cyber Sexe" sur Second Life"
"Ma femme s'est fait virée car elle était trop fatiguée à force de jouer à SL toute la nuit".

Voici le type de message qui fleurissent de plus en plus sur les forums et plateformes web. Help ! A en croire ces gens, On en deviendrait accro, à Second Life, et on y perdrait tout.

C'est une première logique, acceptable. Mais on peut aussi inverser le raisonnement : Rien ne va dans ma vie, je m'adonne éperdument à Second Life.

Tel est le débat que nous allons essayer d'éclaircir.




Comme tout jeu, Second Life peut provoquer une addiction. Et comme toute addiction, on peut se demander si celle ci est la cause ou le l'effet d'un mal-être.
Et l'avis peut être partagé.

Tout d'abord, jouer à Second Life peut être l'effet d'un mal-être. Prenons l'exemple d'un jeune adulte, de 25 ans, Jean, qui passe environ une heure de son temps sur facebook. Il a un emploi stage. une petite amie avec qui il ne vit pas encore et des amis qu'ils voit de moins en moins. Parmi eux, David, un geek, qui vient d'être embauché en CDD en tant que "Développeur" pour Second Life, au siège social, à Suresnes. Le temps est venu pour eux de boire un verre. C'est normal, après 2 ans sans se voir. Après avoir parlé de son boulot et de sa petite amie, Jean laisse la parole à David. A son tour, il lui expose son métier, O combien il s'y plaît et son aberration devant tout ses "addicts" à ce jeu, que Jean ne connaissait pas 1heure auparavant. Fin de leur rencontre, Jean rentre chez lui et à une soirée à tuer. Il s'ennuie. Et en plus, il pleut, donc aucune motivation pour aller chez sa petite amie. Il repense à David. Ce jeu. Et si il allait voir à quoi il ressemblait ? C'est parti, il est 21h, en 2 click, Jean est inscrit. Il y passera la nuit. Puis la nuit suivante. Il prétextera à sa copine trop de travail pour éviter d'aller la voir et à son travail une mononucléose pour pouvoir sécher un toute légalité. En 3 mois, Jean se retrouvera célibataire et sans emploi dans sa Real Life. Par contre, dans son monde Virtuel, il s'appelle John, gagne des millions en bourse, est marié à une tenniswomen ultra-célèbre et tape des rails de coke dans la boîte la plus branché de son nouvel univers.
Dans ce cas (imaginaire, on en convient) tout allait bien pour Jean. Second Life a été l'effet de son mal-être.

Prenons l'autre côté de la médaille, et Bruno, 41 ans, marié et deux enfants. Bruno s'ennuie dans sa vie. Il est commercial pour une marque de vêtements grand public, rentre à 21h et ne touche plus sa femme depuis 7 mois et 4 jours. D'ailleurs, il ne l'aime plus depuis 1 an, 3 mois et 8 jours. Mais pour ne pas mettre en péril le bien être de leurs enfants, Bruno ne demande pas le divorce. C'est alors qu'il entend parler de Second Life, un jeu virtuel, ou l'ont prend l'apparence de quelqu'un d'autre et où il est possible de réaliser tout ses fantasmes, au risque d'une addiction. Mais lui, l'addiction, il ne connaît pas. Quelques verres entre amis, pas plus, et plus une cigarette depuis son mariage.  Alors ce n'est pas son écran qui va le contaminer. Il s'inscrit et choisi un avatar qui lui ressemble. Avec moins de rides, les yeux plus bleus et les abdos mieux conçus. Construire, une maison, trouver un travail.... Des missions qui sont loin de celles promises sur son article. Bruno passe à peine 30 minutes sur SL par jour. Jusqu'au jour où "Pamela", une blonde sulfureuse de 27 ans vient le rencontrer pour lui demander d'aller boire un verre. Et plus si affinités. C'est comme ça que Bruno eut sa première expérience "cyber-sexuelle". Son temps de jeu est monté en croissance exponentielle, aussi exponentielle que son détachement à sa femme et à son travail. Peu importe, il a trouvé sur son écran d'ordinateur la vie dont il avait toujours rêvé. A quoi bon continuer à se forcer dans la vraie vie. Si compliquée.
Ici, Second Life a été la conséquence d'un mal-être déjà présent chez notre protagoniste (imaginaire, on en convient).

Au final, pas de conclusion. Second Life rend addict ou donne à un malheureux un bonheur illusoire qui pale la lassitude de sa pauvre vie. Rien de bon.

La théorie de la singularité : réalité ?


Plusieurs éléments plaident en faveur de la théorie de la singularité technologique et laissent penser que cette prédiction aura bien lieu.

Premièrement, les meilleurs ordinateurs actuels atteignent une puissance de calcul déjà très proche de celle du cerveau humain (le meilleur se mesure en petaflops contre plusieurs exaflops pour un cerveau humain). Pour rappel, la théorie de la singularité et le point ou l’intelligence et la puissance des ordinateurs atteignent celle des humains.

Cette théorie reste envisageable à la vue de l’intelligence artificielle que les hommes arrivent à développer actuellement. L’exemple des jeux vidéo est le plus parlant, puisque les développeurs arrivent à faire réagir des intelligences artificielles de différentes manières en fonction de chaque joueur. Siri pour iPhone est aussi un très bon exemple puisqu’il arrive à interpréter le langage humain en fonction d’un contexte particulier.





L’évolution de la robotique est aussi à prendre en compte, le robot actriod-F est capable produire des signes du visage en fonction de certaines émotions et répondre à un dialogue bien précis. Ces avancées sont encore loin d’une réelle intelligence, mais les scientifiques se rapprochent de plus en plus du cerveau humain, et à se rythme la théorie de la singularité technologique sera bien réelle.