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jeudi 15 décembre 2011

Pour ou contre éduquer sans écran ? Interview d'une jeune mère ...


Quels sont les écrans utilisés par vos enfants au quotidien ?
"A la maison, ils n’ont accès qu’à la télévision, mais Thaïs, ma fille âgée de 5 ans, utilise de manière régulière un ordinateur à l’école."

D’après vous combien de temps passent-ils devant la télévision ?
"En moyenne entre 10 et 15h par semaine. En général, un peu le matin et en fin d’après-midi, et également le mardi soir, où l’on regarde un dessin animé en famille. C’est un moment privilégié très agréable pour eux, comme pour nous parents."

Que pensez-vous de l’usage des ordinateurs à l’école dès le plus jeune âge ?
"Je suis tout à fait pour ! C’est essentiel que les enfants apprennent avec des outils qu’ils vont devoir manipuler toute leur vie. Il faut savoir vivre avec son temps! De plus, ils me semblent particulièrement à l’aise avec les outils numériques modernes, ils apprennent très vite ! Thaïs par exemple, avec le logiciel adapté de l’école, peut démarrer l’ordinateur et déverrouiller l’accès grâce au mot de passe sans aucun problème, et elle n’a que 5 ans!"

D’après vous, l’école devrait-elle s’orienter vers une éducation « tout numérique », ou plutôt garder une claire distinction entre l’enseignement classique et les pratiques informatiques ?
"Tout numérique ? Certainement pas ! Je suis une fervente partisane des bons vieux manuels scolaires et je pense qu’il ne faut pas tout sacrifier sur l’autel du progrès technologique ! Lire un livre sur un écran me parait absurde, par exemple. D’après moi, l’éducation des enfants à l’école passe par un savant mélange des deux."

Interview de Marjorie B., jeune maman de deux enfants : Tylian 8 mois et Thaïs 5 ans

Les adolescents, les écrans et le bonheur...


Durant l’adolescence, créer sa propre identité passe en priorité par le regard des autres, et plus particulièrement la projection de son image aux yeux des autres.
 Face à ce constat, nous nous sommes intéressés au rapport des adolescents avec les écrans.

Dans quelle mesure ceux-ci peuvent-ils influencer leur perception d’eux-mêmes et des autres ?
Un jeune possédant un Smartphone ou une tablette tactile sera t-il forcément plus heureux qu’un jeune n’en possédant pas ?

A première vue, le bonheur est un concept subjectif, appartenant à chaque personne et qui n’est apparemment pas directement lié à la possession d’une chose ou d’un objet.
Cependant, l’adolescence est une période qui permet au futur adulte de construire sa personnalité et de se positionner par rapport à un groupe.

Les écrans, qu’il s’agisse des téléphones portables ou des ordinateurs, permettent de faciliter les relations entre les jeunes mais également de favoriser l’accès à de nouvelles compétences et connaissances.
Les nouvelles technologies offrent un gain de temps et sont des facilitatrices du quotidien.

Ainsi, un adolescent, dans notre société moderne et évolutive, qui n’aurait pas accès à ces écrans, ne serait pas en phase avec ses pairs.
Nous parlerons alors de marginalisation, à un moment de la vie où le rapport aux autres est primordial.

La possession d’un Smartphone par exemple, n’est plus synonyme d’une certaine classe sociale comme il y a encore quelques années. Avoir un Iphone n’est plus un luxe mais s’est normalisé : un adolescent connecté et en phase avec son époque doit avoir un Iphone, ou au moins un Smartphone.

Dans ce contexte, nous ne pouvons donc pas directement relier la notion de bonheur aux écrans, toutefois il est important de souligner que ces technologies rendent le quotidien plus facile et nous libèrent de certaines contraintes qui peuvent freiner notre accès au bonheur.

L’éducation, une notion vague pourtant ancrée dans notre quotidien

Système de valeurs, apprentissage académique, aide à la recherche de son appartenance sociale, formation comportementale, développement de capacités physiques ou psychiques, autant de rôles que l’on pourrait attribuer à l’éducation. Car le terme regroupe une multitude d’apprentissages qui fondent l’identité de chaque individu. Quelle définition pourrions-nous lui donner ? Que retrouve t-on exactement à l’intérieur ? Et quels sont les acteurs qui nous éduquent au quotidien ? Prenons l’exemple d’Aude, 30 ans…

Aude trouve un portefeuille dans la rue. Elle et son amie se regardent, et Aude prend la décision de le ramener au commissariat. Elle mentionne à son amie : « Je suis quelqu’un d’honnête, je ne volerai pas ». Une phrase banale qui témoigne pourtant de la part de celui qui l’émet une véritable intégration d’un système de valeurs, dont l’honnêteté. Des valeurs qui ont été transmises à Aude par une multitude d’acteurs, dont ses parents, qui lui ont inculqué dès l’enfance un système de pensées, de convictions morales dont elle sera imprégnée tout au long de sa vie. Et ils ne sont pas les seuls acteurs de cette transmission. On observe aussi que tout au long de sa vie, Aude sera confrontée à des idéologies, auxquelles elle adhèrera ou non : les marques et les valeurs qu’elles transmettent, les amis avec lesquels elle discute, les sites internet sur lesquelles elle se rend, les professeurs qui l’ont enseigné, la religion à laquelle elle croit, et bien d’autres encore.

Autre situation : Pour un entretien d’embauche, Aude mentionne sa capacité à ne jamais faire de fautes de grammaire et d’orthographe. Là encore, l’éducation à joué son rôle. Non plus dans le domaine moral, mais cette-fois-ci dans le domaine académique. Ici, si l’école et l’université ont joué un rôle prépondérant dans l’éducation classée comme « apprentissage », les parents, les dictionnaires en ligne, les éditeurs de livres qu’elle a lu ont, eux aussi, eu leur importance dans le développement de cette compétence.

Quand Aude était encore petite, ses proches lui ont offert à Noël des jouets pour petite fille. Elle se souvient encore de ce kit pour infirmière, version miniature, de sa poupée à qui elle se devait de rendre soin, ou de sa mini cuisine aménagée. Les marques de jouets l’ont catégorisé dans la case « petite fille ». Une case qui l’a différenciée du sexe opposé avec lequel elle ne remarquait pas de différence flagrante auparavant. Les marques l’ont conduit à explorer l’univers dans lequel on l’a classée, reproduisant les gestes stéréotypés de maman. Cette fonction de l’éducation, qui peut s’avérer sexiste existe pourtant, et les marques de jouet en sont les premières actrices. Elles possèdent alors une mission d’ordre sociétal, plaçant l’enfant dans une catégorie et le dirigeant vers son rôle futur dans la société. Une vision rétrograde, qui tend néanmoins à disparaître.

Grâce à ses capacités grammaticales, Aude a été embauché et participe aujourd’hui à un séminaire. A l’inverse d’une de ses voisines, elle a coupé la sonnerie de son téléphone et ne parle pas à voix haute. Là aussi, l’éducation dans le sens « formation comportementale » a eu ses effets. Les nombreux cours prodigués par des enseignants à l’école, les remontrances de ses parents, les punitions de ses professeurs, l’ont éduquée. Elle a ainsi appris à respecter les codes de la société, et à adapter son comportement en fonction des situations.

L’éducation est donc une notion large, complexe à délimiter. Selon les définitions, elle peut prendre en compte plusieurs éléments. Ici, nous avons choisi de l’élargir à l’apprentissage global, physique, psychique et intellectuel. Car étymologiquement parlant, il ne faut pas oublier que l’éducation signifie « guide hors de », soit aider au développement, former à quelque chose.

Les marques, rôle fondamental dans l’éducation sociétale

Noël est arrivé. Sous le sapin, Nicolas ouvre son cadeau. C’est un mini kit de bricolage. Toute la panoplie du parfait petit mécanicien est là, sous ses mains. Tout, version miniature, mais tout comme papa.

L’exemple illustre parfaitement le rôle prépondérant du jeu et de la marque pour enfant, l’aidant à intégrer durablement et ce dès son plus jeune âge, sa place dans la société. Cette vision de la marque peut paraître restrictive, mais elle reste néanmoins d’actualité, alors que nous sommes aujourd’hui en 2012 (ou presque).

Il faut d’abord noter que les premières phases de l’éducation sociétale passent par une profonde construction identitaire. Et la première provient du cloisonnement homme-femme. L’enfant, pour se construire, a besoin de références, de repères. Appartenir à un groupe, ici filles ou garçons, l’aide à préparer sa construction identitaire et la conditionne.
Cette première approche identitaire permet à l’enfant de se positionner dans une catégorie, à laquelle il appartient, lui offrant ainsi un repère fondamental pour son développement futur.

Les jouets autorisent cette phase de construction. Les marquent vont aider l’enfant à occuper pour la première fois une place dans la société : « Je ne suis pas l’enfant de…, mais je suis aussi une fille ». D’ailleurs, à partir de 3 ans, on remarque que ce sont les enfants eux-mêmes qui font part de leurs préférences en matières de jouets. En moyenne, sur 3 catégories de jouets (neutres, masculins et féminins), la moitié choisit spontanément le jouet qui s’inscrit dans sa catégorie. Cette orientation vers les jouets catégorisés comme ceux appartenant à son propre sexe a été bien compris par les marques.

Smoby propose depuis des années des jouets particulièrement sexués, à l’image de la cuisine Tefal, destinée clairement aux petites filles. Des jouets et des marques, qui, par leur fonction vont permettre à l’enfant de trouver sa place dans la société. Des marques qui reproduisent le monde des adultes en version miniature et qui vont conduire filles et garçons à un processus d’imitation, nécessaire à la construction de soi. Les marques ont alors à leur portée une mission déterminante pour l’éducation de l’enfant. Ce sont elles qui vont lui permettre d’imiter ceux qui l’entourent par la reproduction de gestes connus. 

Il est important de comprendre que le rôle de la marque n’est pas de catégoriser l’enfant de manière sexiste. Là n’est pas le problème. Le jouet peut être utilisé de manière indifférenciée entre fille et garçon, le principal élément à retenir étant la phase de recherche identitaire dans l’exploration de ce même jouet.

Les marques ne font que reproduire ce qui se fait spontanément et inconsciemment : la reproduction et l’imitation. Les petites filles souhaitent toujours devenir plus grandes. Pour se construire, elles sont besoin de reproduire les gestes stéréotypés de leur mère, et il en est de même avec les garçons. La marque va alors les diriger vers une direction.

La question est maintenant de savoir si les marques éduquent réellement les enfants à trouver leur place dans la société ou de savoir si elles les conditionnent de manière stéréotypée les rôles de chacun. On pourrait regretter un esprit très, voire trop caricatural qui ne corresponde plus aux moeurs d’aujourd’hui. Les nouveaux jouets, plus neutres et centrés sur les nouvelles technologies, permettront peut-être d’éduquer autrement les enfants, non plus en fonction de leur rôle sociétal, mais de leur capacité à appréhender le dématérialisé.

A toute marque sont liées des valeurs. Revendiquées, diffusées, parfois crédibles, parfois non. Si pour certaines, les valeurs promues s’avèrent très superficielles, pour d’autres en revanche, elles se traduisent par des actes concrets. Des actes qui permettent aux consommateurs de prendre conscience de faits de société et d’en tirer des valeurs auxquelles ils adhérent. Les marques possèdent alors ce pouvoir précieux qu’est l’éducation de l’Homme par des valeurs transmises, à l’image des parents qui font par des leurs à leurs enfants. 


Connaissez-vous votre consommation d'écran quotidienne ?

« En moyenne, les Français passaient 16 mn à jouer ou à surfer sur Internet en 1999. Ce temps a doublé en dix ans. Cette activité dépasse la lecture et la promenade et se place aujourd’hui au deuxième rang, encore loin derrière la télévision » d’après l’Insee.

Mais quelle consommation, pour quels écrans ?!

2H : c’est le temps passé devant la télévision par  les français en moyenne par jour (contre 8h pour les américains)
33 minutes : c’est, en moyenne, le temps passé par les Français à jouer ou à surfer sur internet par jour (soit deux fois plus qu'en 1999)
27 minutes : c’est le temps consacré à la lecture (livres, journaux, y compris lecture de journaux sur internet) par les français au quotidien ! (soit trois fois moins qu’en 1986)
5,3 : c’est le nombre d’écrans détenus par les foyers français en moyenne
50% des utilisateurs de smartphone avouent que la première chose qu'ils manipulent en se réveillant le matin, c'est leur téléphone
1/3 : c’est le nombre d’utilisateurs de Smartphone habitué à regarder des vidéos sur ce support (contre moins d’ ¼  en 2010)

Parmi les salariés équipés de smartphones par leurs entreprises,
91% avouent les consulter sur leur temps libre.
30% d'entre eux y jettent même un œil toutes les 6 à 12 minutes

Répartition du temps consacré aux loisirs numériques en France






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mercredi 14 décembre 2011

L’influence de la télévision auprès des enfants

La télévision est aujourd’hui un composant incontournable au sein de notre société actuelle.
Elle est pourtant très souvent décriée de part les programmes parfois peu intéressants qui y sont proposés ou encore son incitation à l’immobilisme.
Nous nous intéressons ici à son rôle auprès des jeunes, et plus précisément les jeunes enfants en entre 5 et 10 ans.

Les jeunes ont accès de plus en plus tôt et de façon illimitée à Internet, aux jeux vidéo ou encore aux nouvelles technologies au travers des Smartphones et tablettes tactiles.
Cependant, face à cette diversité croissante des divertissements qui leur sont adressés, les jeunes regardent de plus en plus la télévision.

Pour citer quelques chiffres, la télévision est le média préféré des jeunes enfants qui y consacrent plus de deux heures de leur temps chaque jour.
La télévision française offre aujourd’hui douze chaînes thématiques à destination des enfants.
Cependant, plus de 80% du temps passé à regarder la télévision par les enfants est composé de programmes destinés à tous publics, tels que les séries, les documentaires, les informations, mais surtout les publicités.

Ce média constitue le contact essentiel des enfants avec la publicité.
En effet, les enfants sont des cibles parfaites pour les marques, 43% des achats d’une famille sont induits par les enfants. Ces mêmes enfants sont particulièrement réceptifs aux publicités dans la mesure où ils ne peuvent consciemment différencier une publicité d’un programme télévisé, ils ne perçoivent pas la vocation commerciale de celle-ci.
 Il est a noté toutefois, qu’avec l’âge, cet intérêt pour la publicité décroît. En effet, à partir de 10 ans, un enfant est capable de comprendre les fins commerciales d’une publicité et aura donc davantage tendance à se détourner de celle-ci.

La télévision a donc une réelle influence sur le comportement et la maturité des enfants.
Face à des programmes de jeunesse pédagogique et ludiques, les enfants pourront voir en elle un rôle socialisant à l’instar de l’école, des parents ou des pairs.
En revanche, des enfants confrontés trop tôt à des programmes pour adultes auront accès à des informations inadaptées à leur jeune âge et pouvant entraîner des troubles liés à leur comportements ou modes de réflexion.

La télévision, une influence positive pour nos enfants ?

La télévision pourrait-elle être bénéfique aux plus jeunes ? Dans quelle mesure regarder un écran au lieu de jouer à un jeu de société en famille peut-il avoir de bons côtés ?

Nous nous sommes amusés ici à lister dix raisons qui font de la télévision la meilleure alliée des parents et la meilleure amie des enfants.

1. La télévision permet de solliciter l’imaginaire des enfants et permet à ceux-ci de partager des expériences culturelles avec les autres.

2. Malgré les idées reçues, la télévision permet à toute la famille de passer de bons moments ensemble.

3. Les parents peuvent s’appuyer sur des émissions culturelles ou des sujets divers pour inciter leurs enfants à se documenter au travers de lectures en relation avec les thématiques visionnées.

4. Les émissions de qualité peuvent donner aux enfants des valeurs importantes et des leçons de vies.

5. La télévision peut être un soutien aux parents lorsqu’elle aborde des sujets controversés ou délicats tel que la sexualité, la relation, la politique,... Elle peut permettre d’initier une discussion entre les parents et l’enfant.

6. Les émissions éducatives peuvent entraîner un apprentissage ludique de certaines règles de vies ou de socialisation chez les plus jeunes.

7. La télévision est une ouverture sur le Monde, notamment grâce aux actualités ou aux émissions historiques, elle peut offrir la possibilité aux enfants de découvrir d’autres cultures.

8. Certains programmes ou documentaires peuvent aider à développer l’esprit critique des enfants.

9. La télévision peut permettre aux familles d’accéder à des grands classiques ou au cinéma, elle est l’un moyen de divertissement et de détente les moins onéreux.

10. Enfin, la diversité des chaînes thématiques avec notamment des programmes dédiés à l’art ou la musique peut éveiller la curiosité des enfants et les ouvrir à des passions futures.

Le cinéma s’invite dans les lycées français avec Ciné Lycée !

La grande nouveauté 2011 concerne les lycéens français. Ceux-ci auront désormais accès à Ciné Lycée, la plateforme collaborative du 7ème art ! Ciné Lycée offre la possibilité à tous les lycéens d’accéder aux grands classiques du cinéma ainsi que des making of de films, des vidéos techniques pour réaliser des courts métrages/longs métrage et autres chefs d’œuvres cinématographiques qui entrent dans un cadre pédagogique.

Vers une communauté enseignante active sur le net ?

Le gouvernement souhaite également développer le sentiment d’appartenance à la communauté de l’éducation de ses enseignants et publics scolaires. Ainsi, pour initier ces différents intervenants, un Réseau Education France devrait être mis en place et permettre à chaque membre de la communauté de partager contenus, savoirs faire, usages, sources, …, et de les commenter en temps réel. Des plateformes collaboratives (blogs) ont vues le jour très rapidement dans le milieu enseignant, et des pages Facebook ou encore des Groupes Facebook ont été crées pour permettre aux enseignants, en manque d’outils collaboratifs, d’échanger conseils, méthodes, contenus, … Pour contrer ces phénomènes et améliorer la diffusion des textes de lois ou réformes auprès de son public scolaire, le gouvernement rétorqua en 2010, en créant sa page Facebook officielle. 

Le grand chantier numérique de l'Education Nationale en 10 mesures ...

Cette stratégie d’équipement s’articule autour de trois besoins fondamentaux : équiper les publics, organiser et mutualiser les outils, et former chaque intervenant au processus d’apprentissage scolaire (enseignants, élèves et parents) et se décline en 10 mesures.

S’équiper…
Trois mesures concernent l’équipement des structures scolaires. Dans un premier temps, un budget de 3 millions d’euros a été engagé, pour améliorer l’équipement des nouvelles technologies dans les écoles primaires. Afin de favoriser le lien numérique entre les enfants malades et les écoles, les centres scolaires hospitaliers ont été entièrement équipés d’outils informatiques et ont pu bénéficier, au même titre que les établissements scolaires « traditionnels », d’un soutien financier dans la maintenance et l’assistance aux outils technologiques. Ainsi, ces structures restent connectées par les Espaces Numériques de Travail. L’objectif étant de permettre aux enfants malades ou handicapés de garder un lien numérique avec leur classe. Enfin, parmi les mesures déployées par l’Education Nationale, la troisième s’inscrit dans le développement et la mise à disposition de centres d’appels et de supports utilisateurs, qui seront en charge de résoudre les problèmes liés à l’utilisation des nouvelles technologies par les publics scolaires (matériels, réseaux, logiciels,...)




Organiser …
Une autre série de mesures s’attache à organiser et mutualiser les outils et les savoirs faire, en interne. Comme le présente la mesure n°4 énoncée par Luc Châtel lors du Salon de l’éducation, qui annonce la création des plateformes collaboratives pour les enseignants et les élèves. Ces plateformes collaboratives sont dénommées « Espace Numérique de Travail » et permettent aux enseignants, élèves et même leurs parents d’avoir accès à un espace personnel de travail et d’informations relatives à la vie scolaire. Les élèves, et leurs parents peuvent ainsi accéder directement sur internet (en se munissant d’un identifiant et d’un mot de passe strictement personnel) à leur cartable électronique, leur agenda, et leurs manuels scolaires. Pour les enseignants, cet espace permet la création de groupe d’élève, de classement par niveau, de transmettre des devoirs ou des corrections,…, et enfin pour les parents, cet espace leur donnera libre accès au cahier de notes de leurs enfants et pourront correspondre avec les professeurs.


Ce projet avait pour objectif de favoriser la collaboration entre enseignants et entre élèves, mais également de faciliter l’échange avec les parents d’élèves, qui dans certains milieux défavorisés peut s’avérer difficile voire inexistant. Ce type d’organisation répond donc à la forte évolution des technologies et de ses usages dans nos sociétés.




Une autre mesure s’oriente sur la création d’un espace en ligne des savoirs : L’Espace Numérique des Savoirs. En partenariats avec des éditeurs publics ou privés, les établissements scolaires ont accès, par l’intermédiaires d’Espace Numériques des Savoirs, à des contenus numériques divers et variés : encyclopédies, dictionnaires, revues littéraires, économiques, livres d’auteurs,… Enfin, parce que l’environnement éducatif et scolaire tend à se « technologier », les enseignants ont désormais la possibilité d’enrichir le contenu de leur cours avec des contenus médias contemporains (vidéos, blogs, PDF interactifs, ebooks,…) appréciés et mieux appréhendés par les élèves. Tous ces nouveaux contenus sont rassemblés et disponibles sur l’Espace Numérique des savoirs, et sont également actualisés régulièrement, de manière à se rapprocher le plus possible d’un apprentissage en temps réel. Allons-nous alors vers une communauté active des enseignants et des publics scolaires ?

Former …
Les nouvelles technologies sont devenues inévitables dans le quotidien des enfants, des adolescents et même des étudiants. L’école doit alors se plier aux évolutions des usages sociétales. C’est ainsi qu’il y a déjà quelques années, un diplôme national et spécifique à l’usage des NTIC est devenu obligatoire ! Depuis peu, ce diplôme appelé B2I, est également demandé dans les écoles primaires… Nos petites têtes blondes seraient-elles les nouveaux Bill Gates ? Et pour éviter des risques liés à la navigation sur internet (pop up, cookies, accès à des sites non sécurisés,…) l’ensemble de la communauté enseignante bénéficie d’un filtre national, qui interdit l’accès aux sites jugés critiques, dangereux et non appropriés à la pédagogie. Cette liste est diffusée à tous les établissements publics et est renouvelée régulièrement. Les risques inhérents à l’usage des NTIC est ainsi diminué. Les enseignants français seraient-ils devenus cyber-protecteurs ? 

La dernière mesure engagée par notre gouvernement concerne la formation des enseignants : ils seront formés à l’outil informatique et les divers services qu’il permet. Des cours innovants ont été ajoutés à ces programmes de formation et permettront aux enseignements d’apprendre comment utiliser l’écran dans leur matière, et leur exposerons les derniers outils pédagogiques disponibles pour rendre plus attractifs et ludiques leurs cours ! Les enfants ne devraient plus pouvoir donner l’excuse du cour monotone et soporifique pour justifier leurs mauvaises notes !

Plus d'infos sur www.education.gouv.fr

Il est donc frappant de constater que l’Etat, par le Ministère de l’Education Nationale, favorise et encourage les nouvelles technologies dans le processus d’éducation. Ces mesures faciliteront l’établissement de partenariats avec les acteurs technologiques influençant la culture et l’éducation, et favoriseront le développement d’actions communes dans le domaine des nouvelles technologies. Des efforts considérables ont été accomplis ces dernières années dans les établissements scolaires et cette dynamique nous montre ici que l’éducation par la technologie est inévitable. Refuser l’intrusion des nouvelles technologies dans notre système éducatif serait faire preuve d’un esprit rétrograde, et ne ferait qu’amplifier le retard chronique accumulé dans les services publics !

Vers une généralisation des nouvelles technologies à l’école ?

Après avoir expérimenté plusieurs dispositifs dans des lieux d’enseignement public tests, le gouvernement, et plus particulièrement le Ministère de l’éducation Nationale, se dirige progressivement vers une généralisation des technologies innovantes dans le processus éducatif français. Ainsi, l’Etat investit massivement dans la mise à disposition d’outils technologiques répondant aux attentes des enseignants, des élèves, mais également des parents d’élèves et dans la formation à ces nouveaux outils, encore peu utilisés dans le milieu scolaire par ces publics. 

Ce plan de développement a été présenté par Luc Châtel, le 25 novembre 2011, à l’occasion du Salon européen de l’éducation 2011.