jeudi 15 décembre 2011

Le moi virtuel vit-il dans une utopie ?


Pendant les premières années de sa création, Internet était une promesse d’égalité : un espace gigantesque et gratuit où chacun peut s’exprimer et découvrir le monde, un endroit où chacun devient spectateur mais aussi producteur d’information et collaborateur. Internet est devenu pour beaucoup une utopie : tout est gratuit, nous sommes tous égaux, il n’y a qu’un seul monde.




Wikipédia* est la meilleure représentation de cette pensée universelle du Web : Cette encyclopédie repose sur la coopération de plusieurs milliers de contributeurs dans le monde entier. Sur wikipédia, la qualité d’un article dépend du nombre de rédacteurs qui sont intervenus dans l’article en question. 

Désormais Wikipédia est devenu un outil du quotidien pour les internautes : ils corrigent une faute d’orthographe ou un article, ajoutent un paragraphe, en cela, ils se considèrent « auteur » et membre d’une communauté. Notons que les wikipédiens comme on les appellent respectent tout de même des règles d’écriture et de comportements qu’ils appellent « wikilove » afin d’assurer le bon fonctionnement de l’encyclopédie et son succès.
Cet outil n’offre pas seulement la possibilité d’écrire mais on peut également discuter avec les autres contributeurs, surveiller les modifications de ceux-ci, mais aussi voter afin de supprimer les pages inutiles. 

Ce qui est intéressant est le fait que les contributeurs contrôlent eux mêmes les pages et les contenus et également les conflits de rédaction se régulent entre internautes sans que les administrateurs n’interviennent. Cette façon de « s’auto-surveiller » renforce les liens entre internautes et cette valeur communautaire.
Finalement Internet a permis au moi virtuel de pouvoir se créer son propre univers virtuel qu’il peut modeler selon ses désirs et ses besoins : un univers utopique où il est le maitre.

*Wikipédia : Cette encyclopédie collective a été fondée en 2001 par Jimmy Wales et Larry Sanger. Début 2011 Wikipédia répertoriait 17 millions d’articles. Par mois il y a environ 410 millions de visiteurs.

Objets intelligents, oui, mais attention!

Nous avons constaté à travers l’ensemble des publications de la semaine que les objets intelligents sont très présents dans le secteur de la santé, de l’accompagnement de la personne, de la mobilité, pour la protection de l’environnement ainsi qu’au sein de notre environnement personnel (domestique).
Sans aucun doute l’intelligence des objets présente un intérêt pour l’homme car par définition elle est artificielle, ce qui consiste à dire que les objets intelligents cherchent à copier, reproduire, imiter l’intelligence « naturelle » et qu’ils réalisent donc des actions qui nous seront bénéfiques.
Ces objets vont donc s’adapter à notre mode de consommation, à nos habitudes et ainsi nous accompagner dans nos actions, et éventuellement anticiper nos désirs. Dans certains cas, comme pour la santé, les objets intelligents seront des membres de notre corps à part entière, car ils remplaceront des membres perdus.

Quels risques pour l’homme ?

Cette notion d’intelligence artificielle intégrée aux objets est en plein développement. Aujourd’hui, le nombre d’objets connectés est de 5 millions et est estimé à 50 millions d’ici 2020. Ce sont principalement des smartphones et des prototypes à l’heure actuelle, qui n’ont que peu de conséquences sur notre quotidien lorsque l’on sait que demain ce seront des poubelles, des robots, etc.
Nous gardons donc un contrôle total de ces objets car l’intelligence artificielle n’est pas encore développée à son maximum. Mais le sera-t-elle un jour ? Difficile de le prédire pour le moment mais l’objectif est de la développer afin d’optimiser l’utilisation et la nécessité de ces objets.
Nous pourrions supposer qu’un jour l’intelligence artificielle égalera et supplantera l’intelligence dite « naturelle » et que les robots développeront à leur tour d’autres robots. Certes, c’est une réflexion qui vient tout droit des films de science-fiction mais qu’est ce qui nous dit que cela n’arrivera pas ? C’est une vision bien pessimiste mais si nous continuons dans cette voie-là, et en étant plus réaliste, ces objets connectés vont devenir interconnectés. Si l’un des objets réalise un mauvais jugement de besoin, il pourra engendrer une mauvaise chaîne d’actions auprès des autres objets. De plus, lorsque ces objets seront développés et qu’ils s’immisceront et constitueront notre quotidien, il y a des risques que nous perdions certaines capacités intellectuelles car ces objets réagiront à notre place. Nous pouvons le constater avec Internet et notre mémoire ! La génération Y se sert des moteurs de recherches et des disques durs comme de sa mémoire personnelle au détriment du savoir permanent.

Quelle responsabilité pour nous ?

Dans un premier temps, le développement des objets connectés devra se faire dans un but précis respectant l’ensemble des droits en vigueur comme le respect de la vie privée. Aujourd’hui déjà, nous pourrions en débattre lorsque l’on constate que les bannières publicitaires que nous trouvons sur le web sont en lien avec nos habitudes de visionnage, mais c’est le principe même du marketing !
Le développement des objets intelligents ne devrait-il pas constituer un code de déontologie ? C’est une hypothèse à ne pas négliger, cela tient de notre responsabilité.

Les objets doivent-ils devenir intelligents alors ?

Nous avons constaté que la création de certains objets intelligents a un réel intérêt dans notre vie quotidienne, que ce soit dans la vie personnelle ou lors de démarches « administratives » comme la réalisation d’un prêt que nous avons pu voir dans la vidéo réalisée à l’initiative de la BNP Paribas.
Si ce développement d’objets intelligents reste contrôlé, ceux-ci offriront la possibilité de s’affranchir des contraintes de la vie quotidienne au profit de nos loisirs, du temps passé avec notre famille ou de notre travail; c’est à dire tous les moyens qui contribuent à la réalisation de soi. Et selon la pyramide de Maslow, la  réalisation de soi est le dernier palier de « besoins » que nous cherchons à satisfaire et par définition le bonheur s'acquiert lorsque l'on satisfait nos besoins et désires alors nous pouvons dire que les objets intelligents contribuent à notre bonheur.

Pour conclure simplement ce chapitre sur la nécessité de créer des objets intelligents et sur la nécessité que nos objets deviennent intelligents, ce développement semble nécessaire et trouvera rapidement sa place dans notre société si cette évolution, comme toute démarche, est réglementée, avec éthique.

Le blogueur, en quête de reconnaissance professionnelle

La majorité des internautes qui créent une page sur un réseau social, ou un blog, concernant un thème particulier, sont forcément à la recherche de reconnaissance professionnelle. Ils voient, par internet, la possibilité d’atteindre un succès rapide et facile. Ainsi ils osent écrire, commenter voire critiquer des sujets dont ils ne sont pas toujours experts.
Ce qui les rend experts est l’intérêt que leur portent les lecteurs.

Plus un blog enregistre de visites, plus il est crédible et considéré comme support référent. Alors qu’en fait, son expertise tient principalement de son référencement, de son « ranking » par rapport aux autres, et donc de sa capacité à se faire connaître.

Comment ? Il n’y a pas de secret : payer un positionnement sur Google, envahir la blogosphère de liens pointant vers lui, monopoliser le fil d’actualité Facebook...

Ainsi, on se rend compte que ce n’est pas grâce à la qualité de ses billets qu’un blogueur devient expert légitime, mais par sa motivation d’être connu. C’est pourquoi sur Internet, la reconnaissance passe d’abord et inévitablement par la connaissance.

Bien sûr, il est certain qu’un blog à lecteurs est un blog qualitatif. Même si ce n’est pas le premier facteur de son succès, il est la cause de sa pérennité. Il est donc intéressant de comparer la fréquence de visites de deux blogs à qualité et thématique égales. L’un est suivi (exemple de Le blog de Betty sur le terrain de la mode), l’autre moins (exemple d’Au pays de Candy) : l’un a tout misé sur le référencement et le relais via les réseaux sociaux, l’autre non.

Dû à cet essor de l’amateurisme expert, un climat de rivalité s’est installé entre les blogueurs experts et non experts. Les premiers reprochent aux seconds d’empiéter sur leur terrain tels des imposteurs. Cependant, leurs relations sont contradictoires, puisque le blogueur amateur a besoin du spécialiste (journaliste) pour accéder à diverses informations, et le spécialiste de l’amateur pour attirer les lecteurs.

En effet, de plus en plus de médias traditionnels migrent sur les blogs et réseaux sociaux pour attirer une nouvelle audience : les internautes, et particulièrement les jeunes internautes. Ils savent pertinemment qu’une personne lambda se sentira plus proche d’un blogueur anonyme que d’un journaliste.
C'est pourquoi Europe 1 et L’Express ont mis en place des plateformes d’échange animées par des blogueurs amateurs afin de créer un lien entre les internautes et les journalistes.

Reste à savoir si le blog prendra un jour le pas sur le support papier...

Game Over....


Rendez-vous demain pour la suite....

Le blues de l’utilisateur facebook ou blues de l’hyperindividualisme

Avouez-le: devant les photos du dernier safari familial de votre collègue sur Facebook, après l'admiration, les oh! et les ah!, vous avez aussi ressenti - la honte - une petite pointe de jalousie. Et moi? Devant les clichés du nouveau-né d'une collègue, un pincement: et moi? Devant la promotion du beau-frère, un cri du coeur. Et moi, et moi, et moi? Le bonheur des autres serait-il la cause de notre malheur? Et Facebook l'instrument qui le fait croître ?
ne équipe de chercheurs américains, dont les résultats viennent d'être publiés dans le bulletin Personality and Social Psychology, en sont convaincus: le bonheur des autres, aussi virtuel soit-il, nous déprime.

C'est en observant le comportement de ses amis qui naviguaient sur Facebook que l'auteur principal de l'étude, Alexander H. Jordan, doctorant en psychologie à l'Université de Stanford, a eu l'idée d'enquêter sur la question. «Ils avaient l'impression de ne pas être comme les autres, parce qu'ils ne se sentaient pas entièrement satisfaits de leur carrière, de leurs relations interpersonnelles. Puis, quand je leur demandais pourquoi ils se sentaient ainsi différents, ils faisaient souvent référence à ce qu'ils voyaient sur Facebook, les photos de bonheur à la chaîne, les récits d'aventures palpitantes, tant de leurs amis lointains que de leurs proches», explique l'auteur.
"La télé réalité Facebook"
Facebook peut nous faire beaucoup de bien. C'est un outil qui nous permet de rester en contact avec des amis, de la famille. Mais ce qui est dangereux, c'est de considérer tout ce qu'on voit sur Facebook comme la vérité absolue. Il faut s'ouvrir les yeux et prendre conscience que l'environnement Facebook est édité, retouché, probablement autant que n'importe quelle soi-disant émission de téléréalité. elon elle, l'immensité des informations publiées sur Facebook est sans doute aussi source d'impuissance, de découragement, bref, de tristesse: «On se sent dépassés face à tout ce qu'on manque, incapables de faire des choix, dit-elle. Comme si tout ce qu'on manque devient plus important que ce qu'on a.»
« L’Hyperindividualité»
D'après le sociologue et professeur à l'École des médias de l'UQAM André Mondoux, ce blues de l'usager Facebook n'est d'ailleurs qu'un symptôme d'un blues très actuel: le blues de l'«hyperindividualiste»: «Nous sommes dans une société où prédomine l'hyperindividualité. Le «je» est prépondérant, dit-il. Et Facebook, c'est ça: une stratégie de quête identitaire et d'autoexpression. Dans une logique de marketing, de branding personnel. Mais chassez le naturel et il revient au galop. Nous sommes des êtres sociaux. Et nous avons besoin de l'autre pour nous définir. Je me demande si ce n'est pas là qu'est toute la charge émotive.» Car même si nous nous croyons hyperémancipés, capables de nous définir tout seuls, «il faut s'assumer. Et c'est moins évident». Qu'on se le dise: une tape sur l'épaule, ce sera toujours plus stimulant, réconfortant, bref, apprécié, qu'un simple «J'aime» virtuel.



La souffrance, un vieux souvenir ?

La recherche du bonheur n’est pas compatible avec la souffrance. Et si la souffrance, n’était pas une fin en soit, mais pouvais être résolue ?

Dans la définition du transhumanisme on retrouve la volonté d’améliorer « les capacités émotionnelles » afin d’atteindre « la félicité perpétuelle » afin de se sentir mieux, d’éradiquer la dépression et les idées suicidaires.
Dans son exposé à la conférence sur le Bonheur de Charity International (2007) le transhumaniste David Pierce évoque la fin de la domination de la souffrance sur l’être humain :
« Je prédis que nous abolirons la souffrance partout dans le monde vivant.
Nos descendants connaîtront un bien-être génétiquement préprogrammé dont les gradients seront maintes fois plus riches que ceux des expériences les plus sublimes d’aujourd’hui. »

De même, le laboratoire Rinat Neuroscience propose un « pain vaccin » agissant sur la réponse inflammatoire pour éliminer la douleur car une fois la blessure détectée, celle-ci n’a plus d’utilité « Si vous vous faites transpercer par une balle, vous sentez la balle mais, après cela, l'inflammation qui déclenche l'agonie [peut être] considérablement réduite ». La solution est de remplacer les sens naturels par des nanorobots-détecteurs-de-stimuli ».
Grâce aux nanotechnologies, la transformation artificielle des différents neurotransmetteurs associés aux états émotifs (dopamine, ocytocine…) devront permettre d’atteindre « un bonheur sublime et envahissant » selon David Pearce. Il propose également trois solutions pour atteindre cet état d’extase :
La stimulation intracrânienne, qui permet une stimulation directe des zones de plaisir du cerveau grâce à l’implantation de nano-électrodes. Elle permet de bannir la douleur psychologique et physique, et selon lui elle est même « beaucoup moins compromettante pour la dignité humaine que les relations sexuelles ». Et dans un avenir lointain on pourrait même transférer complètement le désagréable sur des machines inorganiques et donc non-sensible.

La deuxième possibilité pour être au « paradis » est rendu possible par les drogues de synthèse. Dans une médecine du future, il serait possible de créer des drogues de plaisir idéal, permettant de procurer un bien être cérébrale, empathique, esthétique et spirituel.

La dernière solution repose sur la génétique à la fois somatique et germinale. Il existe un facteur génétique rendant plus ou moins dépressif ou au contraire heureux. On pourrait donc dans un faire un recalibrage génétique pour repositionner notre homéostasie vers une tendance plus hédoniste.


La solution au bonheur éternelle semble trouver sa réponse dans la science. Mais ce bonheur artificiel est-il vraiment le vrai bonheur ?

L'art et les reseaux sociaux

 Aujourd'hui, les artistes sont de plus en plus intégrés dans  le monde du Web 2.0. Certains ont déjà leur propre site interconnecté encourageant la participation des utilisateurs. Surfant sur la vague de développement des réseaux sociaux, les artistes se servent de ces communautés en ligne pour que leurs œuvres touchent un plus large public via des fan pages ou des groupes.
L’art sur les réseaux sociaux est un parapluie qui couvre un nombre époustouflant de projets: des spectacles accompagnés sur Twitter, peintures et affiches de film inspirées par les profils Facebook, les œuvres en ligne qui évoluent suivant la participation des gens, des vidéos compilées à partir des affichages sur YouTube.
«Le social-media art, pour moi, est défini comme tout ce qui utilise les médias sociaux comme un milieu artistique, comme un matériel source ou comme un point de départ de la critique», explique Hrag Vartanian, éditeur de Hyperallergic.com, une site de publication en ligne. Hrag Vartanian est aussi le conservateur de "The Social Graph", une exposition qui a examiné l'impact des réseaux sociaux sur l'art. "The Social Graph” est un terme inventé par le fondateur et PDG de Facebook, Mark Zuckerberg pour décrire la façon dont un réseau peut être lié à différents buts, tels que le marketing.
Une autre exposition liée aux réseaux sociaux a été organisée par l’artiste An Xiao qui parlait aux visiteurs par le logiciel Skype dans le sous-sol d'Outpost ( La galerie d’art où son exposition a eu lieu), en prétendant qu'elle était à Los Angeles. Le même concept a été développé par l’artiste Bartlett. Lors d’une de ses expositions dans un musée, il a fait croire via un flux vidéo direct qu’il était dans les bureaux de Hyperallergic à Williamsburg. Il a demandé aux visiteurs de compléter la phrase               «Je suis..»,  « J'ai faim »,« Je suis trop sensible à la critique »,« Je pense à mon avenir » via Twitter. Dans une période de 24 heures, Bartlett a reçu 1500 réponses. L'artiste a lu les réponses à voix haute, et pour chacune, il posa une plume sur un mannequin qu'il a vendu à un collectionneur pour 2.000 $.
                                              Exposition de An Xiao


L’art est toujours en développement mais avec les médias sociaux, l’art deviens plus accessible. Les artistes utilisent les réseaux sociaux pour publier leurs oeuvres mais aussi pour développer leur audience en donnant la possibilité au public de participer à leurs œuvres.
Pour plus d’information, veuillez cliquer sur ce lien: 
http://www.artnews.com/2011/06/01/the-social-revolution/