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jeudi 15 décembre 2011

La révolution Kinect

Sortie début 2011 le périphérique Kinect (Microsoft) de la console Xbox360 a chamboulé l’univers des jeux vidéo.

Quatre microphones et deux caméras intégrées dans un boitier permettent de contrôler les jeux uniquement par les mouvements du corps et par la voix  via des capteurs et un système de reconnaissance vocale. Une véritable révolution technologique qui s’est inscrite au livre des records 4 mois à peine après sa sortie comme étant «l'accessoire high-tech le plus vendu dans un court laps de temps » avec 10 millions de ventes.

Début 2012, une nouvelle version plus performante de Kinect est annoncée. Beaucoup plus élaborée, elle répond aux critiques faites concernant le temps de décalage entre les mouvements humains et le jeu vidéo ou encore le manque de précision.

Le phénomène Kinect n’a pas séduit uniquement les amateurs de jeux vidéo, il a également conquit entre autre le domaine de la santé. En effet, la nouvelle Kinect de Microsoft permettra à la médecine de développer des produits et services adressés aux handicapés grâce à la détection du squelette et des mouvements du corps humain.



Médiafiction

Notre équipe a lu le dernier numéro anniversaire du magazine Stratégies. A l’occasion, ce dernier a proposé une rubrique « perspectives » où s’y bousculent les talents et les idées de demain. Nous y avons trouvé l’article « Médiafiction » de Delphine Le Goff qui nous suggère un « travelling sur 80 ans de journalisme » ou comment aurait-on traité l’information il y a quarante ans, aujourd’hui et comment sera-t-elle traitée dans quarante ans ? Petit résumé…

Nuit de cauchemar à Paris. Une crue centenaire a fait sortir la Seine de son lit. De nombreux Parisiens se retrouvent sans toit, on circule en barque dans la capitale…


1971 : Les premiers sur les lieux ? Probablement les agenciers de l’AFP, Reuters, AP ou API (United Press International, disparue aujourd’hui), par lesquels démarre le bruit familier et obsédant des téléscripteurs…Mais aussi, dans le cas de l’Hexagone, « le localier de la presse régionale qui avant d’être sur place va faire le tour de la police et des pompiers par téléphone », note Patrick Eveno, historien des médias.
La paysage de la presse quotidienne offre peu ou prou les mêmes contours qu’aujourd’hui. Le Monde, Le Figaro sont sur le coup, comme L’Humanité qui avec une diffusion de 100 000 exemplaires, jouit encore d’une présence puissante. Mais celui qui, vraisemblablement, va tous les coiffer au poteau c’est France Soir, le plus réactif, le plus agressif, ce serait sans doute trouvé extrêmement rapidement sur le terrain.

Cinq heures pour relayer l’info

Autour du téléphone, c’est la foire d’empoigne ! Il y a quarante ans, lorsqu’on est bloqué sur le terrain, on « téléphone » son papier. Une sténographe prend alors le texte en note. Mais finalement ce serait un jeu d’enfant comparé aux photos. Il fallait développer les pellicules, ce qui induit un retard supplémentaire. Y compris en télévision. C’est l’ère de l’ORTF, dont le règne se poursuivra jusqu’en 1974, avec trois chaines, et la rapidité d’un mastodonte : les caméras font 50 kilos, les équipes comprennent au minimum 4 personnes, avec des cars-régies de 5 tonnes et 8 mètres, ce qui en fait le média le moins mobile.
Finalement, la palme de la rapidité sur la catastrophe parisienne reviendrait très probablement à la radio.

2011 : « Si l’inondation parisienne se produisait de nos jours, ce ne serait pas un média traditionnel qui traiterait en premier l’information », estime Eric Scherer, directeur de la prospective chez France Télévisions. « Les citoyens de la zone, les pompiers, les sauveteurs ou encore les militaires auraient déjà donné l’information directement sur les réseaux sociaux. En quelques minutes, les témoignages texte, photo et vidéo proliféreraient, que ce soit sur Twitter, Flickr et You tube ».
Le localier d’antan, supplanté par le citoyen lambda sur le terrain et muni d’un IPhone. Tous ne s’accordent pas sur l’apparition du « crowdsourcing » ou l’explosion de la production d’information par les citoyens.

La dictature du temps réel

Selon Hélène Bekmezian, journaliste au Monde.fr, « le moment où la donne a réellement changé, c’est pendant le tremblement de terre d’Haïti, en 2010. Tout à coup, les réseaux sociaux ont fait office de moyens de communication entre les citoyens, ce qui préfigurerait l’explosion de Twitter ou de Facebook pendant la révolution arabe. »
Il y a cinq ans, l’on s’interrogeait sur des problématiques telles que « Tous journalistes ? » ou « Chacun va-t-il devenir son propre média ? ». On en est plus là…le débat blogueurs contre journalistes n’a plus cours, il existe plutôt une fertilisation réciproque ». Même constat pour tout ce qui relève du crowdsourcing.

2051 : la conclusion est sans appel : d’ici à 2040, « les journaux traditionnels auront disparu dans le monde et seront remplacés par des supports numériques ». Ce sombre augure provient de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi), une agence de l’ONU basée à Genève.

Vers l’info-prédiction

2051 verra-t-il l’avènement du « data journalism » (journalisme de données) ? « Dans quarante ans, sur un événement comme l’inondation parisienne, je pourrais savoir combien de personnes sont présentes sur place, grâce à leur puce de mobile, avoir accès aux registres d’hôpitaux en temps réel, me connecter à une camera du domaine public », selon David Bianic, rédacteur en chef de Geek Magazine, « bientôt un journalisme prédictif. La science se rapproche de plus en plus du journalisme, ce qui devrait permettre , par un faisceau d’indices ou des modélisations, de prévoir les évènements comme cette crue parisienne. On pourra écrire des articles de prépresse, comme publier des sujets sur les plans d’évacuation avant qu’une catastrophe ne se produise. »

Une autre facette, le journalisme devra se faire toujours plus pédagogue. Il sera de plus en plus fondamental de donner du sens rapidement, par une visualisation poussée des données, quitte à s’adjoindre les services de designers et de développeurs.
Nombreux sont d’ailleurs ceux qui prévoient l’explosion du « newsgaming ». Soit l’information traitée sous forme de jeux vidéo. Le Monde.fr a ainsi mis en ligne un jeu permettant de se mettre dans la peau d’un candidat PS.
L’université américaine Georgia Tech développe actuellement des modules de jeux applicables au journalisme. En 2051, Electronic Arts ou Ubisoft seront-ils les nouveaux Time Warner ?

La ville numérique, un "concept" en vogue !

Rares sont, aujourd’hui, les collectivités locales qui ne soient pas encore lancées dans des actions visant à favoriser l’usage des nouvelles technologies. Ces initiatives témoignent de la poussée de l’omniprésence des réseaux numériques dans la vie quotidienne des citoyens qui modifie fortement l’accès aux services et aux ressources de la ville. En favorisant leur pratique, les élus locaux souhaitent dynamiser et booster leur circonscription.

C’est le cas de l’appel à projets « Ville numérique » et « Systèmes de transport intelligents » initié cette année par le Ministère de l’Ecologie, Ministère de l’Economie et le Commissariat Général à l’Investissement. Doté d’un total de 2,25 milliards d’euros, cet appel à projet vise à soutenir les projets de recherche et développement sur les technologies, produits et services innovants au service de la ville et des transports en France.

Rendre nos cités plus vivables, accueillantes et connectées sont les grands objectifs de la ville numérique de demain. Beaucoup de capitales se lancent ainsi dans l’aventure pour décrocher le précieux sésame de « smart city ».

New York City : digital city

La ville qui a compris l’intérêt des nouvelles technologies et plus particulièrement du numérique, c’est New-York. L’année dernière, le maire M.Bloomberg, a recruté une personne dédiée au poste de Chief Digital Officer avec pour mission de faire de New York « the best digital city». Objectif annoncé : la mise en place d'outils web et technologiques





Au printemps 2011, une roadmap a été publiée, précisant 4 points clés : s’assurer que tous les New Yorkais aient accès à internet, l’Open Gouvernment (l’idée du « NYC as a platform », mettre à disposition les nombreuses données que la ville possède), l’engagement (favoriser un engagement de la communauté. Au programme : recueil de feedbacks et diffusion d'informations sur les médias sociaux), l’industrie (NYC veut aider au maximum l'industrie du numérique dans la ville, notamment en attirant les talents et en aidant les start-ups).

Un exemple avec la création d’applications comme « Don’t eat at »qui envoie une alerte par sms lorsque l'on « se check-in » sur Foursquare dans un restaurant menacé de fermeture pour des raisons sanitaires
Lorsque cette roadmap a été publiée, Anil Dash, un bogger et entrepreneur New Yorkais a écrit : « la plus grande ville du monde peut prendre les espace publics en ligne autant au sérieux que les espaces publics dans le monde physique ». Et c’est bien le cas aujourd’hui ! En effet, Central Park reçoit 35 millions de visiteurs par an, dans des horaires limités et dans un espace limité, alors que nyc.gov en reçoit 33 millions, 24h/24 7 jours/7, et sans limite d'espace.
Investir dans le numérique et le digital est le pari que fait New-York pour rendre sa ville interactive !

mercredi 14 décembre 2011

Un avant-goût de la prochaine console de Nintendo...

Le site Tom’s Guide a récemment dévoilé les caractéristiques de la prochaine console de Nintendo, baptisée la Wii U. Dans les nouveautés, on note l’arrivée d’un processeur plus puissant comparable à celui utilisé dans la Xbox 360, un quad-core 45 nm cadencé à 3 Ghz.
La nouvelle Wii embarquerait par ailleurs 768 Mo de DRAM (partagée entre CPU et GPU), ce qui permettrait aux utilisateurs d’accéder à des expériences de jeu en Full HD (1080p), comme sur PlayStation 3 et Xbox 360
À première un design plutôt simpliste voire enfantin.Elle nous fait penser à un ordinateur destiné à apprendre à lire aux enfants. Néanmoins à en juger par ses caractéristiques, elle laisse envisager de très belles performances graphiques, à voir...
Une chose est sûre : la vraie bataille se jouera sur le catalogue de jeux qu’offrira Nintendo, celle-ci devant absolument renouveler sa ludothèque pour espérer attirer un nouveau public.
Présentation de la WII U à l' E3 (Electronic Entertainment Expo) : 

A vos pouces, souriez !!

Ce n’est encore qu’un concept mais, qui sait, peut-être qu’avec toutes les avancées technologiques que nous vivons, Air Clicker pourrait bientôt voir le jour. 



Connecté par bluetooth, 2 doigts suffisent pour capturer une photo ou une vidéo.

Imaginé par le designer Yeon Su Kim, Air Clicker est le concept futuriste qui saura séduire même les moins geek d’entre nous.

Le concept est simple, ne garder que l’essentiel de l’appareil photo : le capteur et le déclencheur.  L’index soutient le capteur de mouvement ou de position qui détermine si vous allez prendre une photo (seul l’index est plié) ou une vidéo (les quatre doigts sont repliés vers le pouce). Le déclencheur lui est logé sur le pouce. Le tout étant fixé sous la forme d’une bague.
La capture est retransmise en direct sur votre smartphone via bluetooth, afin que vous puissiez la visionner, l’enregistrer ou la partager. 


Air Clicker n’est probablement pour le moment qu’un gadget, mais grâce à lui vous n’aurez plus besoin de sortir votre mobile ou votre appareil photo pour prendre une photo.

Très pratique les jours de pluies ! 

2012 sera l’année de la TV Connectée

Après l’explosion des écrans mobiles, des tablettes numériques et de la « social TV » qui consiste à tweeter les émissions TV en direct, 2012 sera l’année du développement de la TV Connectée.

Pas encore tout à fait au point, les principaux acteurs du marché tentent de développer les aspects techniques et économiques de la TV connectée. Quels services apporter ? Quels équipements choisir ? Encore beaucoup d’aspects sont à finaliser avant de voir arriver ce que les directeurs des chaines de télévision voient comme un véritable tsunami numérique. « 100 fois plus important que l’arrivée de la TNT » d’après Rodolphe Belmer, directeur général de Canal+.

En effet, après le marché de la musique, de la presse et de l’édition, la télévision s’apprête à être la nouvelle victime de la technologie. Malgré la puissance des groupes de télévision français, la concurrence de Google ou d’Apple arrivant sur votre téléviseur représente une véritable menace pour l’audience des programmes des différentes chaines.

La TV connectée reste encore très floue pour une grande majorité de français mais en réalité cette innovation s’inscrit dans la continuité de l’apparition d’internet sur les ordinateurs, puis sur les téléphones portables. Votre télévision sera elle aussi connectée à Internet et vous proposera une multitude de services afin d’être plus interactive avec ses utilisateurs, fini l’inactivité devant la télé, à partir de 2012 vous pourrez commenter directement vos programmes sur Twitter ou Facebook depuis votre télé. Vous pourrez également accéder à toutes les informations concernant le documentaire ou le film que vous êtes en train de regarder. De plus, grâce à l’enregistrement des programmes, vous pourrez visionner les émissions que vous avez ratées à n’importe quel moment de la journée. Vous serez votre propre diffuseur !

En plus d’être connectée à internet votre « télévision intelligente » vous proposera un vidéo club adapté à vos goûts, vous pourrez également intégrer des communautés d’amis et interagir sur vos programmes en direct.

Enfin, à l’avenir votre écran vous permettra aussi d’accéder à des jeux vidéo ou d’y connecter vos tablettes numériques, vos Smartphones ou vos lecteurs blu-ray afin de relier toutes vos données à votre télévision. 



Les nouvelles techniques de reconnaissance biométrique


Il y a quelques années, la seule solution informatique qui permettait aux élèves d’accéder au self du lycée était la carte magnétique. Avec l'avènement des technologies de biométrie, comme la reconnaissance du contour de la main, l'accès à la cantine aura peut-être bientôt changé. 


La biométrie désigne une technologie d’identification et d’authentification qui consiste à transformer une caractéristique biologique, morphologique ou comportementale en une empreinte numérique. Son objectif est d’attester l’unicité d’une personne à partir de la mesure d’une partie inchangeable ou immaîtrisable de son corps.


Un contexte favorable au développement de la biométrie

C’est dans le milieu militaire et policier que la biométrie a fait ses premiers pas. Aujourd’hui, elle est sollicitée en France dans de nombreux projets comme la gestion des flux dans les aéroports, la mise en place d’une carte d’identité et d’un passeport biométriques, dont l’intérêt s’inscrirait dans la lutte contre la fraude de faux papiers.

Les marchés gouvernementaux sont des moteurs du développement de l’industrie de la biométrie, encourageant d’une certaine façon les marchés industriels et commerciaux à s’y intéresser. Le monde connaît aujourd’hui une croissance de tous les types de communication et d’échanges. La mobilité humaine est en pleine croissance et tous les jours environ 8 millions de passagers dans le monde circulent dans les couloirs aériens. Les connexions internet de la même manière sont en constante augmentation. À ces interactions croissantes se joignent des problèmes liés aux falsifications d’identité, aux intrusions dans les systèmes informatiques et les zones sensibles des entreprises, aux vols et à la malveillance. 
Les entreprises veulent protéger leurs salariés comme leurs biens matériels ou immatériels et pour cela se tournent vers les systèmes biométriques.
Toujours dans un souci de sûreté grandissant, ce système de reconnaissance intéresse également les particuliers notamment pour la protection de leurs propriétés (serrures et verrous biométriques).


Perspectives de développement et de recherche

De nombreuses recherches se poursuivent dans le domaine de la biométrie. La mise à jour dynamique des modèles de reconnaissance est l'un de ces axes de recherche. On expérimente ainsi en milieu scolaire des mesures morphologiques de la main qui s'adaptent au développement naturel de l'adolescence sans avoir à effectuer de nouvelles mesures. Des travaux sont également menés sur des systèmes adaptatifs qui prennent en compte l'évolution de la voix.
En matière de capteurs, on notera la reconnaissance veinale qui fait aussi l'objet de recherches. Elle consiste en une analyse du réseau veineux du doigt.
Autre axe, la multimodalité, qui consiste à combiner des reconnaisseurs (voix et visages par exemple) pour améliorer la fiabilité globale du système.

La biométrie : une menace ?
La généralisation des systèmes de traçage des êtres humains suscite de nombreuses interrogations. Avec la vidéo-surveillance, l'utilisation de la biométrie appliquée à l'homme pose des questions de bioéthique.
Considérée comme une menace à l’égard du droit à la vie privée, on pourrait se demander où sont stockés toutes nos données personnelles (police, transmission à des organismes privées à des fins commerciales). Une sphère privée qui ne serait plus protégée. Mais, n’est-ce déjà pas le cas avec facebook et la géolocalisation avec nos smartphones ?

La biométrie a été conçue pour se sentir protéger mais la principale crainte est de se sentir « fiché » et espionné. Plutôt paradoxal !

Le cloud computing

2011 a été l’année du développement du Cloud Computing.

En quelques mots, le « cloud » c’est quoi ?

C’est la possibilité d’accéder à toutes vos données sur n’importe quel appareil grâce à internet. 

C’est transférer et stocker vos données multimédia comme vos musiques, vos photos, vos documents  en un seul clic sur tous vos appareils.

Vous pouvez y accéder grâce à votre identifiant d’où vous voulez, quand vous voulez sans faire aucun effort, plus besoin de câble, tout se fait par le Wifi.

Après Google, Amazon et Microsoft, Apple a récemment lancé à son tour son service de « nuage informatique » : iCloud.
Plus besoin de disque dur, iCloud stocke tous vos contenus sur tous vos appareils Apple et vous garanti l’accessibilité de vos données instantanément.

Le cloud computing vous permet alors de travailler de n’importe où, de partager vos photos de famille depuis tous vos périphériques, d’acheter une chanson depuis votre téléphone et l’écouter sur votre ordinateur. Vous pouvez également accéder à vos téléchargements ou encore mettre à jour votre agenda et vos mails depuis tous vos appareils Apple. Et tout ça gratuitement dans la limite de 5Go disponibles.

Le cloud computing est une véritable révolution informatique et un pur bonheur technologique qui permet à tous les utilisateurs d’internet et de nouvelles technologies de stoker et sauvegarder leurs données de façon très simple. En revanche, on peut également le voir comme un piège marketing notamment dans le cas d’Apple. En effet, il est indispensable de posséder plusieurs produits Apple pour pouvoir profiter pleinement du « Cloud » tandis que chez Google il suffit simplement de se créer un compte pour bénéficier de la sauvegarde de données.